Entretien obligatoire des pompes à chaleur et des climatisations : tous les deux ans, par qui, avec quelle attestation — et ce qu'un contrat d'entretien doit contenir

Mis à jour le 1er novembre 2026·18 min de lecture·Par l'équipe Prowyser

La réponse courte

Oui : depuis le décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020, tout système thermodynamique de 4 à 70 kW — pompe à chaleur air/eau, air/air ou géothermique, climatisation réversible ou non — doit être entretenu par un professionnel qualifié, et « la période séparant deux entretiens ne peut pas excéder deux ans » ; une attestation est remise dans les quinze jours. L'entretien est à l'initiative de l'occupant pour un système individuel, sauf clause contraire du bail, du propriétaire ou du syndicat des copropriétaires pour un système collectif. Au-delà de 70 kW, ce n'est plus un entretien mais une inspection par un inspecteur certifié indépendant, au moins tous les cinq ans.

Longtemps, la pompe à chaleur et la climatisation ont échappé à toute obligation d'entretien : seuls les systèmes de climatisation les plus puissants étaient soumis à une inspection périodique. Le décret du 28 juillet 2020 a aligné les systèmes thermodynamiques sur les chaudières, avec un rythme propre — deux ans — et une inspection au-dessus de 70 kW. Pour une entreprise de climatisation ou de chauffage, c'est l'assise réglementaire des contrats d'entretien de pompes à chaleur. Ce guide reprend les textes mot pour mot — code de l'environnement, arrêtés du 24 juillet 2020 et du 21 novembre 2022 —, puis dit ce qu'un contrat doit contenir et comment il s'articule avec la réglementation des fluides frigorigènes, qui est, elle, l'obligation de l'entreprise.

Quels appareils : pompes à chaleur et climatiseurs de 4 à 70 kW

Le décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020, publié au Journal officiel du 29 juillet et en vigueur le lendemain, a créé dans le code de l'environnement une sous-section « Contrôle des systèmes thermodynamiques » (articles R224-42 à R224-45-9). Elle commence par une définition :

« Système thermodynamique » : un système permettant, à l'aide d'un cycle thermodynamique, le transfert de chaleur entre le milieu environnant et un bâtiment, ou une application industrielle, pour en réchauffer ou refroidir l'air intérieur ; plusieurs machines thermodynamiques qui délivrent du froid ou de la chaleur dans un même bâtiment sont considérées comme un seul système, dont la puissance nominale est égale à la somme des puissances nominales des différentes machines thermodynamiques ;

Code de l'environnement, article R224-42, 1°

Autrement dit : toute machine qui déplace de la chaleur par un cycle frigorifique pour chauffer ou refroidir l'air d'un bâtiment — pompe à chaleur air/eau, eau/eau ou géothermique, pompe à chaleur air/air, climatiseur mono-split ou multi-split, réversible ou froid seul, gainable, rooftop, système à débit variable. Et une règle d'addition qui compte : les machines d'un même bâtiment forment un seul système, dont la puissance est la somme des puissances. Un immeuble de bureaux équipé de vingt splits de 5 kW est un système de 100 kW.

L'entretien périodique vise les systèmes « dont la puissance nominale est supérieure ou égale à 4 kW et inférieure ou égale à 70 kW » (article R224-44). Le même article exclut « les systèmes thermodynamiques destinés uniquement à la production d'eau chaude pour un seul logement » — le chauffe-eau thermodynamique d'une maison n'est pas concerné —, et l'article R224-43 écarte de toute la sous-section les systèmes couverts par un contrat de performance énergétique, dont les spécifications sont fixées par arrêté.

AppareilRégime
Climatiseur mono-split de 2,5 ou 3,5 kW, seul dans un logementMoins de 4 kW : hors du champ de l'entretien obligatoire — mais toute intervention sur le circuit reste soumise à la réglementation des fluides frigorigènes
Pompe à chaleur air/eau de 8 à 16 kW d'une maisonEntretien au moins tous les deux ans
Multi-split ou gainable de 4 à 70 kW, logement ou commerceEntretien au moins tous les deux ans
Chauffe-eau thermodynamique d'un logementExclu de l'entretien obligatoire
Vingt splits de 5 kW dans un même immeuble de bureauxUn seul système de 100 kW : inspection au moins tous les cinq ans
Pompe à chaleur collective ou centrale de climatisation de plus de 70 kWInspection au moins tous les cinq ans, par un inspecteur certifié
Système couvert par un contrat de performance énergétiqueHors de la sous-section (article R224-43)

Au moins tous les deux ans

La période séparant deux entretiens ne peut pas excéder deux ans. L'entretien est effectué par une personne remplissant les conditions de qualification professionnelle prévues au II de l'article 16 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l'artisanat. Le premier entretien d'un système thermodynamique soumis aux dispositions du présent paragraphe est effectué au plus tard deux ans après son installation ou son remplacement. Le premier entretien des systèmes thermodynamiques existants au 1er juillet 2020 est effectué au plus tard le 1er juillet 2022.

Code de l'environnement, article R224-44-3

Deux ans au plus entre deux visites, à compter de la précédente — et non par année civile comme pour les chaudières, même si le ministère résume la règle en « une année civile sur deux ». Un appareil posé en mars 2026 doit être entretenu au plus tard en mars 2028 ; un appareil entretenu en juin 2025, au plus tard en juin 2027. Le rattrapage des systèmes anciens est clos depuis le 1er juillet 2022 : un appareil jamais entretenu depuis est hors délai.

La qualification exigée est celle de l'artisanat du bâtiment, fixée par l'article 16 de la loi du 5 juillet 1996. S'y ajoute, dès que le circuit frigorifique est ouvert ou qu'un contrôle d'étanchéité est fait, l'attestation de capacité de l'entreprise et l'attestation d'aptitude du technicien.

Ce que l'entretien comprend

L'entretien comporte : 1° La vérification du système thermodynamique ; 2° Un contrôle d'étanchéité du circuit de fluide frigorigène, sauf pour les équipements soumis au règlement (UE) n° 517/2014 du Parlement européen et du conseil du 16 avril 2014 relatif aux gaz à effet de serre fluorés ; 3° Si nécessaire, un nettoyage du système thermodynamique ; 4° Le réglage du système thermodynamique ; 5° La fourniture des conseils nécessaires portant sur le bon usage du système en place, les améliorations possibles de l'ensemble de l'installation de chauffage ou de refroidissement et l'intérêt éventuel du remplacement de celle-ci.

Code de l'environnement, article R224-44-2

L'arrêté du 24 juillet 2020 (Journal officiel du 31 juillet 2020), modifié par l'arrêté du 21 novembre 2022, fixe les opérations minimales dans son annexe 1, à mener selon les recommandations du constructeur quand elles existent. Les instruments de mesure doivent être adaptés, et leur marque et leur référence figurent sur l'attestation.

Partie du systèmeOpérations minimales (annexe 1 de l'arrêté)
Générateur, tous systèmesRelevé des températures des unités intérieure et extérieure et vérification de leur fonctionnement ; vérification de l'inversion de cycle quand elle existe ; vérification de l'enclenchement des appoints ; mesure des tensions électriques, statiques et dynamiques.
Générateur aérothermiqueContrôle de l'échangeur de l'unité extérieure, nettoyé si nécessaire ; nettoyage et décrassage de l'unité intérieure et du filtre.
Distribution par boucle d'eauContrôle de l'embouage ; purge des bulles d'air si le purgeur est fonctionnel et accessible ; contrôle de la pression ; vérification des circulateurs ; vérification et nettoyage du filtre ; contrôle de la pression de gonflage des vases d'expansion. Depuis 2022, dans les parties accessibles : présence et état d'isolation des réseaux de chaleur et de froid hors du volume chauffé ou refroidi.
Distribution par vecteur airVérification de l'état des gaines accessibles ; vérification et nettoyage, avec désinfection si nécessaire, de l'unité intérieure et du filtre ; vérification du fonctionnement du ventilateur.
Système de pilotage (ajouté en 2022)Présence ou non d'un système de régulation automatique de la température de chauffage ou de refroidissement — par pièce ou par zone, avec programmation —, et vérification de son bon fonctionnement.

Le contrôle d'étanchéité du 2° est défini par l'article 2 de l'arrêté : la vérification du voyant de fluide frigorigène, le cas échéant, et un relevé des pressions à l'entrée et à la sortie du compresseur sur les manomètres, le cas échéant. Le code en dispense les équipements soumis au règlement européen sur les gaz à effet de serre fluorés — le règlement (UE) n° 517/2014 qu'il cite, remplacé depuis mars 2024 par le règlement (UE) 2024/573 — : pour eux, c'est ce règlement qui fixe la fréquence des contrôles d'étanchéité selon la charge en tonnes équivalent CO2, et chaque contrôle laisse une trace sur la fiche d'intervention Cerfa 15497.

Les conseils (annexe 2) portent sur le système, le fluide, la régulation, le réseau de distribution — désembouage, rééquilibrage —, l'adéquation entre émetteurs et générateur et, depuis 2022, l'intérêt d'une régulation automatique et d'une isolation des réseaux. L'arrêté prévient : « Il s'agit de conseils et non de prescriptions ou d'injonctions de faire ». Enfin, le commanditaire doit vous remettre « tout document en sa possession relatif au système entretenu » (article 3) : notice, dernière attestation, fiches d'intervention fluides.

Qui commande l'entretien : occupant, propriétaire, syndic

L'entretien d'un système thermodynamique individuel équipant un logement, un local, un bâtiment ou une partie de bâtiment est effectué à l'initiative de l'occupant, sauf stipulation contraire du bail. L'entretien des systèmes thermodynamiques collectifs est effectué à l'initiative du propriétaire ou du syndicat des copropriétaires de l'immeuble.

Code de l'environnement, article R224-44-1

La règle est celle des chaudières. Dans un logement loué, c'est le locataire, au titre de l'entretien courant que la loi du 6 juillet 1989 met à sa charge, sauf si le bail confie l'entretien au bailleur — la fiche service-public sur l'entretien de la chaudière le dit et étend expressément l'obligation aux pompes à chaleur. Dans un local professionnel loué, c'est l'entreprise occupante, sauf clause du bail. Pour une pompe à chaleur collective en copropriété, c'est le syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic : un ordre de service, un contrat par installation, une attestation par système (voir notre guide Travailler pour un syndic). Le détail du partage locataire-bailleur, textes à l'appui, est dans notre guide Entretien de chaudière obligatoire.

L'attestation : quinze jours, et une copie gardée deux ans

Une attestation d'entretien est établie par la personne qui a réalisé l'entretien, dans un délai de quinze jours suivant sa visite. L'attestation est remise au commanditaire de l'entretien qui la tient à la disposition des agents mentionnés à l'article L. 226-2.

Code de l'environnement, article R224-44-4

Deux différences avec la chaudière. Le code ne fixe pas de durée de conservation au commanditaire : il doit tenir l'attestation à la disposition des agents de contrôle, sans que le texte dise combien de temps — là où la chaudière impose deux ans au moins. Et c'est l'annexe 3 de l'arrêté du 24 juillet 2020 qui fixe le contenu :

  • nom et adresse du commanditaire ; adresse de l'installation et local concerné ;
  • identification du système : marque, modèle, énergie et, si possible, numéro de série, date de mise en service, puissance ;
  • date de la dernière prestation d'entretien, si elle est connue ;
  • nom et coordonnées de la personne qui a effectué l'entretien ; date de la visite, nom et signature ;
  • liste des points contrôlés selon l'annexe 1 ; marque et référence des appareils de mesure ; résultats des mesures, qui peuvent être joints ;
  • défauts constatés, actions correctives, et conseils de l'annexe 2.

Quatre règles pratiques l'accompagnent : « L'original de ce document peut être remis au commanditaire sous forme dématérialisée » ; « Une copie de ce document peut être conservée par la personne ayant effectué l'entretien pendant une période de deux ans » ; quand un local compte plusieurs systèmes, une attestation est établie pour chacun ; et l'attestation ne doit pas pouvoir être confondue avec un autre document — un bon d'intervention n'en est pas une. Il n'existe pas de formulaire officiel. Notre modèle d'attestation est écrit pour les chaudières et ne couvre pas les systèmes thermodynamiques : pour une pompe à chaleur, composez le vôtre à partir de la liste ci-dessus.

Au-delà de 70 kW : l'inspection tous les cinq ans

Au-dessus de 70 kW de puissance nominale utile, le code ne parle plus d'entretien mais d'inspection (articles R224-45 à R224-45-9). Elle concerne les systèmes thermodynamiques et les systèmes de ventilation combinés à un chauffage par effet joule, et « L'inspection est effectuée à l'initiative du propriétaire ou du syndicat de copropriété de l'immeuble. » (article R224-45-1).

I.-La période séparant deux inspections ne peut pas excéder cinq ans. La première inspection suivant l'installation ou le remplacement d'un système thermodynamique ou d'un système de ventilation combiné à un chauffage par effet joule est effectuée dans un délai maximum de cinq ans suivant l'installation ou le remplacement de l'installation. La première inspection des systèmes en place à la date du 1er juillet 2020 est effectuée au plus tard le 1er juillet 2025.

Code de l'environnement, article R224-45-2, I

Dix ans au lieu de cinq lorsque l'activité du site est couverte par un système de management de l'énergie certifié NF EN ISO 50001 qui inclut le système ; et pour un site principalement dédié à l'entreposage frigorifique sous la même certification, le maintien de la certification tient lieu d'inspection. L'inspection comporte l'examen du livret Chauffage Ventilation Climatisation — le « livret CVC », dossier qui regroupe les données du système —, l'évaluation du rendement et, sauf si rien n'a changé, du dimensionnement, et des recommandations ; le rapport est remis au commanditaire dans le mois suivant la visite, intégré au livret CVC et conservé dix ans (article R224-45-3).

L'inspecteur est une personne physique certifiée, indépendante du propriétaire, de l'installateur et de l'entreprise d'entretien, qui ne participe pas à la mise en œuvre de ses recommandations (articles R224-45-4 et R224-45-5) : une entreprise ne peut donc pas inspecter les systèmes qu'elle entretient. Les modalités sont dans un second arrêté du 24 juillet 2020, applicable depuis le 1er octobre 2020. Ce régime a remplacé l'ancienne inspection des systèmes de climatisation : l'article 6 du décret de 2020 l'écrit, « La sous-section 5 comprenant les articles R. 224-59-1 à R. 224-59-11 est abrogée. »

Fluides frigorigènes : l'obligation de l'entreprise

L'entretien est l'obligation du client ; les fluides sont la vôtre. Toute intervention sur le circuit — charge, récupération, réparation, contrôle d'étanchéité — exige que l'entreprise détienne une attestation de capacité et que le technicien ait son attestation d'aptitude ; chaque opération donne lieu à une fiche d'intervention, sur le Cerfa 15497, conservée cinq ans ; et, à partir d'une certaine charge exprimée en tonnes équivalent CO2, l'équipement est soumis à des contrôles d'étanchéité périodiques dont la fréquence dépend du tonnage. Nous ne réécrivons pas ces règles ici : elles sont dans nos guides Attestation de capacité fluides frigorigènes et Cerfa 15497 : remplir la fiche d'intervention fluides. Retenez l'articulation : la visite d'entretien tous les deux ans et le contrôle d'étanchéité périodique sont deux obligations distinctes, qui se font souvent le même jour et laissent deux documents — l'attestation d'entretien et la fiche d'intervention.

TVA : 5,5, 10 ou 20 %

Le taux dépend de l'appareil et du local. L'entretien d'une pompe à chaleur qui ouvre droit au taux de la rénovation énergétique — chauffage par énergie renouvelable, sans appoint fossile — est à 5,5 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans : l'article 278-0 bis A du code général des impôts vise expressément « l'entretien » des équipements éligibles, et la doctrine fiscale précise que cet entretien couvre le nettoyage, la désinfection, le dépannage et la réparation (BOI-TVA-LIQ-30-20-95, § 30 et 40). Les pompes à chaleur air/air y figurent depuis 2026, lorsqu'elles répondent à des critères de performance environnementale et de durabilité fixés par arrêté. L'entretien d'une climatisation fixe hors de ces critères est à 10 % dans un logement de plus de deux ans ; celui d'un climatiseur mobile, à 20 %, comme l'électroménager (BOI-ANNX-000210) ; et tout ce qui se fait dans un local professionnel est à 20 %. Dans tous les cas de taux réduit, le client certifie les conditions sur le devis ou la facture. Le détail, appareil par appareil, est dans notre guide TVA en dépannage et en entretien.

Ce que contient un contrat d'entretien de pompe à chaleur ou de climatisation

La loi fixe un plancher — une visite tous les deux ans, les opérations de l'annexe 1, une attestation. Le contrat que vend une entreprise va presque toujours au-delà, et c'est ce qui le justifie :

  • Une visite par an, le plus souvent, alors que la loi se contente d'une tous les deux ans : c'est un choix technique — filtres, échangeur extérieur, désinfection de l'unité intérieure, contrôle des pressions — et commercial, pas une obligation ; dites-le au client, il n'aime pas découvrir après coup que « l'obligatoire » n'était pas tout à fait cela.
  • Le contenu de la visite, écrit : les opérations de l'annexe 1 reprises une à une, les mesures (températures, pressions, tensions), le nettoyage des filtres et des échangeurs, la vérification de la régulation et des programmations, les conseils.
  • Le contrôle d'étanchéité : celui de l'arrêté — voyant, pressions — pour les petites charges ; le contrôle périodique du règlement européen, avec sa fiche Cerfa 15497, pour les équipements qui y sont soumis, à sa fréquence propre, qui peut être plus courte que celle de l'entretien.
  • L'attestation remise à chaque visite, sous quinze jours au plus, et la copie gardée deux ans par l'entreprise.
  • Le dépannage : inclus ou non, avec quelle plage horaire et quel délai de réponse ; les pièces d'usure et les pièces détachées, incluses ou facturées ; le déplacement.
  • La durée, le prix et sa révision, la reconduction : vendu à un particulier avec reconduction tacite, le contrat oblige à informer chaque année le client, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant la date limite de non-reconduction, par lettre ou e-mail et dans un encadré apparent, de son droit de ne pas reconduire — faute de quoi il résilie quand il veut, gratuitement, et vous remboursez la période non courue sous trente jours (code de la consommation, articles L215-1 et suivants ; fiche F33991).
Deux ans de loi, un an de contrat

Le rythme légal — une visite tous les deux ans au plus — est une date butoir, pas un programme. Pour chaque appareil, notez la date de la dernière visite et déduisez-en la prochaine échéance légale ; puis posez vos visites contractuelles, annuelles, en avance sur elle. Un client qui résilie son contrat garde son obligation : la lettre de fin de contrat peut lui rappeler sa prochaine échéance légale — c'est exact, et c'est souvent ce qui le fait revenir.

Récapitulatif : chaudière, pompe à chaleur, climatisation

Chaudière de 4 à 400 kWPompe à chaleur ou climatisation de 4 à 70 kWSystème thermodynamique ou ventilation chauffée de plus de 70 kW
TexteCode de l'environnement, R224-41-4 à R224-41-9 ; arrêté du 15 septembre 2009Code de l'environnement, R224-44 à R224-44-5 ; arrêté du 24 juillet 2020 (entretien)Code de l'environnement, R224-45 à R224-45-9 ; arrêté du 24 juillet 2020 (inspection)
ObligationEntretien annuelEntretien périodiqueInspection périodique
PériodicitéChaque année civile ; première visite au plus tard l'année civile suivant l'installationDeux ans au plus entre deux visites ; première visite au plus tard deux ans après l'installationCinq ans au plus ; dix ans sous management de l'énergie certifié ISO 50001
Qui commandeL'occupant, sauf bail ; le propriétaire ou le syndicat pour une chaudière collectiveL'occupant, sauf bail ; le propriétaire ou le syndicat pour un système collectifLe propriétaire ou le syndicat de copropriété
Qui intervientUn professionnel qualifiéUn professionnel qualifié, avec l'attestation de capacité dès qu'on touche au fluideUn inspecteur certifié, indépendant de l'installateur et de l'entreprise d'entretien
DocumentAttestation d'entretien sous quinze joursAttestation d'entretien sous quinze joursRapport d'inspection sous un mois, intégré au livret CVC
ConservationAu moins deux ans par le commanditaire ; copie deux ans par l'entrepriseTenue à la disposition des agents, sans durée fixée par le code ; copie deux ans par l'entrepriseDix ans par le commanditaire
Contenu du documentAnnexe 5 de l'arrêté de 2009 : mesures, monoxyde de carbone, rendement, émissions, classe énergétique, conseilsAnnexe 3 de l'arrêté de 2020 : points contrôlés, appareils de mesure, résultats, défauts, conseilsArrêté de 2020 : livret CVC, rendement, dimensionnement, recommandations
Dans ProwyserDans Prowyser : le parc de pompes à chaleur, les visites d'avance, le bon de visite sur le téléphone

Le module Contrats de maintenance — en ligne depuis le 30 octobre 2026, activé compte par compte à la demande, compris dans l'abonnement — part de l'appareil. Un dossier de site est rattaché au client facturé, syndic, bailleur, entreprise ou particulier ; chaque pompe à chaleur ou climatiseur y est un appareil numéroté, avec son type, sa désignation, sa marque, son emplacement, son statut (en service, à surveiller, à l'arrêt) et sa récurrence — une à douze visites par an, première visite, durée, technicien habituel : le rythme annuel de vos contrats, le butoir légal de deux ans restant derrière lui. Les visites sont calculées deux ans d'avance, passent « à faire » trente jours avant l'échéance et « en retard » le lendemain ; vous les planifiez par lot sur un technicien et une date, et chacune devient une intervention « maintenance » dans le dossier du client. Sur le téléphone, le technicien coche les points de contrôle du type d'appareil — filtres, échangeur, pressions, régulation, ce que vous aurez défini — en OK, à surveiller ou défaut, avec photos et note ; en fin de visite, le statut de l'appareil est mis à jour, le bon de visite PDF est rangé dans le dossier et envoyé au client facturé, et un défaut peut ouvrir une intervention « devis ». Le contrat est facturé automatiquement — au mois, au trimestre, au semestre ou à l'an, à échoir ou à terme échu, une ligne par appareil —, ses types sont modifiables (visites par an, plage de dépannage, délai de réponse, inclusions), et le contrat d'origine comme ses avenants sont en PDF dans le dossier. Dans l'application du technicien, les onglets Maintenance et Appareils arrivent avec la mise à jour de novembre 2026, les visites triées par date, ville ou type. Deux limites : le bon de visite est un compte rendu — points de contrôle, photos, signature —, pas l'attestation d'entretien de l'annexe 3 ni la fiche fluides Cerfa 15497, qui se font avec vos modèles et se rangent dans le dossier ; et le parc se saisit appareil par appareil, sans import depuis un tableur.

Voir les contrats de maintenance dans Prowyser

Questions fréquentes

L'entretien d'une pompe à chaleur est-il obligatoire ?

Oui, depuis le décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020, pour tout système thermodynamique de 4 à 70 kW : au moins une visite tous les deux ans par un professionnel qualifié, avec une attestation remise dans les quinze jours. Le premier entretien d'un appareil neuf a lieu au plus tard deux ans après son installation.

L'entretien d'une climatisation est-il obligatoire aussi ?

Oui, aux mêmes conditions : une climatisation est un système thermodynamique au sens du code de l'environnement, réversible ou non. En dessous de 4 kW — un petit mono-split —, aucun entretien n'est imposé par ce texte ; mais toute intervention sur le fluide reste soumise à la réglementation des gaz fluorés.

Entretien de PAC : tous les deux ans ou tous les ans ?

La loi dit deux ans au plus entre deux visites. La visite annuelle que prévoient la plupart des contrats est un choix technique et commercial — filtres, échangeurs, pressions —, pas une obligation. Pour un système de plus de 70 kW, c'est une inspection au moins tous les cinq ans, par un inspecteur certifié indépendant.

Qui paie l'entretien de la pompe à chaleur : le locataire ou le propriétaire ?

L'occupant, pour un système individuel, sauf clause contraire du bail : dans un logement loué, c'est le locataire, au titre de l'entretien courant que la loi de 1989 met à sa charge. Pour un système collectif, le propriétaire de l'immeuble ou le syndicat des copropriétaires.

Que contient l'attestation d'entretien d'une PAC, et combien de temps la garder ?

Les mentions de l'annexe 3 de l'arrêté du 24 juillet 2020 : commanditaire, installation, identification du système, points contrôlés, appareils de mesure, résultats, défauts et actions correctives, conseils, date et signature. Elle est remise dans les quinze jours, éventuellement par e-mail ; le code ne fixe pas de durée de conservation au commanditaire, qui doit la tenir à la disposition des agents de contrôle, et l'entreprise peut en garder une copie pendant deux ans. Il en faut une par système.

Faut-il une attestation de capacité pour entretenir une pompe à chaleur ?

Dès que l'intervention touche au circuit frigorifique — charge, récupération, réparation, contrôle d'étanchéité —, oui : l'entreprise détient une attestation de capacité et le technicien une attestation d'aptitude, et chaque opération donne lieu à une fiche d'intervention Cerfa 15497. Le nettoyage des filtres ou le relevé des températures, sans accès au circuit, n'en demandent pas.

Sources officielles

Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée ; il ne remplace pas un conseil juridique. En cas de doute, reportez-vous aux textes cités.

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