Relancez par écrit dès le lendemain de l'échéance, puis mettez en demeure : face à un particulier, c'est la mise en demeure qui fait courir les intérêts. Entre professionnels, les pénalités de retard sont dues sans aucun rappel, dès le lendemain de la date de règlement portée sur la facture, avec une indemnité forfaitaire de 40 € par facture. Si rien ne vient, l'injonction de payer se demande par écrit, sans audience ; jusqu'à 5 000 €, un commissaire de justice peut aussi délivrer un titre avec l'accord du débiteur. Et surveillez le calendrier : contre un particulier, vous n'avez que deux ans pour agir.
Une facture impayée n'est pas un problème de droit, c'est d'abord un problème de calendrier : plus la première relance tarde, moins la facture a de chances d'être payée. Le droit vient ensuite, et il n'est pas le même selon que votre client est une entreprise ou un particulier. Ce guide sépare les deux, donne les taux en vigueur au second semestre 2026, et quatre lettres prêtes à copier.
D'abord : votre client est-il un professionnel ou un particulier ?
| Client professionnel | Client particulier | |
|---|---|---|
| Délai de paiement | 30 jours après l'exécution de la prestation, sauf accord ; jamais plus de 60 jours après la date de la facture, ou 45 jours fin de mois | Celui que prévoit votre devis ou votre facture |
| En cas de retard | Pénalités de retard dues sans rappel, et indemnité forfaitaire de 40 € par facture | Intérêts au taux légal, à compter de la mise en demeure |
| Taux au second semestre 2026 | Celui de vos conditions de règlement, jamais moins de 8,25 % ; à défaut, 12,40 % | 2,75 % |
| Délai pour agir en justice | 5 ans | 2 ans |
| Textes | Code de commerce, articles L441-10 et D441-5 | Code civil, articles 1231-6 et 1344 ; code de la consommation, article L218-2 |
Un assisteur, un assureur, une agence immobilière, une entreprise générale sont des clients professionnels. Une copropriété est un cas à part : votre client est le syndicat des copropriétaires, représenté par son syndic, et ce syndicat n'exerce pas d'activité professionnelle. Plutôt que de compter sur les pénalités du code de commerce, prévoyez dans votre devis ou votre ordre de service une clause d'intérêts de retard, à un taux raisonnable.
Avant de relancer, trois vérifications
- La facture est-elle arrivée ? Bonne adresse, bon destinataire, bon service comptable. Chez un donneur d'ordre, une facture envoyée au gestionnaire plutôt qu'à la comptabilité peut dormir un mois.
- Le dossier est-il complet ? Avec un assisteur ou un syndic, la facture voyage avec ses pièces : ordre de mission, rapport, photos, bon signé. Une facture sans ses pièces attend.
- L'échéance est-elle passée ? Une facture n'est impayée qu'après sa date de règlement. Et chez un particulier, pour un contrat conclu à son domicile, vous ne pouviez de toute façon rien encaisser pendant sept jours, hors dépannage urgent : voyez notre guide Peut-on se faire payer tout de suite ?
Un calendrier de relance qui tient
Aucun texte n'impose ces étapes ni ces délais : c'est une méthode. Son seul principe est de ne jamais laisser passer deux semaines sans un signe de vous.
| Quand | Quoi | Comment |
|---|---|---|
| Le lendemain de l'échéance | Un rappel courtois : la facture, son montant, sa date, votre RIB | E-mail ou SMS |
| Une semaine plus tard | Un appel : la facture pose-t-elle un problème ? Notez la réponse et la date promise | Téléphone, puis un e-mail qui confirme |
| Quinze jours après l'échéance | Une relance ferme, qui annonce la mise en demeure | E-mail et courrier |
| Un mois après l'échéance | La mise en demeure : montant, délai de huit jours, suites | Lettre recommandée avec avis de réception |
| À l'expiration du délai | L'injonction de payer, ou la procédure simplifiée jusqu'à 5 000 € | Tribunal ou commissaire de justice |
Entre professionnels : pénalités de retard et indemnité de 40 €
Le code de commerce est net : les pénalités courent dès le lendemain de la date de règlement portée sur la facture, et vous n'avez rien à réclamer pour qu'elles soient dues.
Les pénalités de retard sont exigibles sans qu'un rappel soit nécessaire.
Code de commerce, article L441-10, II
- Le taux est celui de vos conditions de règlement, qui ne peut pas être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal : 8,25 % au second semestre 2026.
- Si vous n'avez rien prévu, le taux est celui de la Banque centrale européenne majoré de dix points : 12,40 % au second semestre 2026, 12,15 % au premier.
- L'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement est de 40 €. Elle est due pour chaque facture payée en retard, une seule fois, même en cas de paiement partiel, et n'est pas soumise à la TVA. Si vos frais réels sont plus élevés, vous pouvez demander davantage, sur justificatifs.
- Une limite : ces sommes ne peuvent pas être réclamées quand votre client fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire qui lui interdit de payer.
Une facture de 1 200 € réglée avec 45 jours de retard, sans taux prévu dans vos conditions : 1 200 × 12,40 % × 45 ÷ 365 = 18,35 € de pénalités, plus 40 € d'indemnité forfaitaire, soit 58,35 €. C'est peu — mais c'est dû, et le rappeler dans une relance change souvent le ton de la réponse.
Ce que vos factures et vos conditions doivent dire
Le taux des pénalités de retard et l'indemnité de 40 € doivent figurer dans vos conditions de règlement et sur vos factures. Ce n'est pas une politesse : l'article L441-16 punit leur absence d'une amende administrative qui peut atteindre 75 000 € pour une personne physique et deux millions d'euros pour une société — la même que pour le client qui paie au-delà des délais légaux.
Avec un particulier : la mise en demeure d'abord
Rien n'est automatique face à un particulier. Les intérêts ne courent qu'« à compter de la mise en demeure », au taux d'intérêt légal — 2,75 % au second semestre 2026 quand le créancier est un professionnel —, sans que vous ayez à prouver un préjudice.
Et qu'est-ce qu'une mise en demeure ? Le code civil ne parle ni de recommandé ni de formule consacrée : il demande « une sommation ou un acte portant interpellation suffisante ». En pratique, une lettre qui dit sans ambiguïté ce qui est dû, pour quelle facture, dans quel délai, et ce qui se passera ensuite. La lettre recommandée avec avis de réception n'est pas une condition de validité : c'est votre preuve de la date.
Sur 800 € impayés pendant 90 jours, les intérêts au taux légal font 800 × 2,75 % × 90 ÷ 365 = 5,42 €. Ce n'est pas pour eux que l'on met en demeure : c'est parce que la lettre date votre réclamation, montre que vous irez au bout, et figurera dans votre dossier si vous devez saisir le juge ou un commissaire de justice.
Le même article ajoute que le contrat peut prévoir que le débiteur est mis en demeure « par la seule exigibilité de l'obligation ». Avant d'écrire une telle clause dans des conditions destinées à des particuliers, faites-la relire par votre conseil : le droit de la consommation encadre de près ce qu'un professionnel peut leur imposer.
Peut-on facturer des frais de relance ?
La question revient à chaque impayé : le temps passé à relancer, le recommandé, parfois la société de recouvrement — qui paie ? La réponse dépend, là encore, du client.
| Ce que vous pouvez réclamer | Ce que vous ne pouvez pas | |
|---|---|---|
| Client professionnel | L'indemnité forfaitaire de 40 € par facture en retard, et une indemnisation complémentaire sur justificatifs si vos frais réels la dépassent | Des « frais de relance » forfaitaires sans lien avec des frais réels, en plus des 40 € |
| Client particulier | Les intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure ; les frais d'un acte que la loi vous impose | Des frais de relance, de rappel ou de recouvrement amiable, même prévus dans vos conditions générales |
| Dans les deux cas, une fois le titre exécutoire obtenu | Les frais de l'exécution forcée, qui sont à la charge du débiteur | Les frais exposés avant le titre, sauf décision du juge contre un débiteur de mauvaise foi |
Face à un particulier, le code des procédures civiles d'exécution ne laisse pas de place au doute :
Les frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sauf s'ils concernent un acte dont l'accomplissement est prescrit par la loi au créancier. Toute stipulation contraire est réputée non écrite, sauf disposition législative contraire.
Code des procédures civiles d'exécution, article L111-8
Tant que vous n'avez pas de titre exécutoire — une ordonnance d'injonction de payer, un jugement, ou le titre délivré par le commissaire de justice dans la procédure simplifiée —, vos relances, vos recommandés et la société de recouvrement que vous auriez mandatée sont à votre charge, et la ligne « frais de rappel : 15 € » que l'on voit sur certaines factures ne vaut rien devant un juge. Le même article réserve une porte, étroite : le créancier qui justifie du caractère nécessaire de ses démarches peut demander au juge de l'exécution d'en laisser tout ou partie à la charge du débiteur de mauvaise foi. C'est une décision du juge, après coup, pas une ligne sur votre facture. Une fois le titre obtenu, les frais de l'exécution forcée sont, eux, à la charge du débiteur.
Entre professionnels, la logique est inverse : l'indemnité forfaitaire de 40 € existe précisément pour couvrir vos frais de recouvrement, et le code de commerce permet d'en demander davantage quand vos frais réels sont plus élevés, sur justificatifs. Le recommandé, le temps de votre comptable, les honoraires d'une société de recouvrement en font partie.
Quatre lettres à copier
Les blancs sont entre crochets. Adaptez le ton à votre client : vous le connaissez mieux que nous.
Objet : Facture n° [numéro] du [date] — rappel
Bonjour [Madame / Monsieur Nom],
Sauf erreur de notre part, la facture n° [numéro] du [date], d'un montant de [montant] € TTC, arrivée à échéance le [date d'échéance], n'a pas encore été réglée. Je vous la remets en pièce jointe, avec nos coordonnées bancaires.
Si le règlement est parti entre-temps, ne tenez pas compte de ce message. Si un point de la facture pose question, je suis joignable au [téléphone].
Bien cordialement,
[Prénom Nom] — [Entreprise]
Objet : Facture n° [numéro] — deuxième relance
[Madame / Monsieur Nom],
Malgré mon rappel du [date du premier rappel], la facture n° [numéro] du [date], d'un montant de [montant] € TTC, reste impayée. Elle était payable le [date d'échéance].
Je vous remercie de procéder à son règlement sous huit jours, par virement sur le compte indiqué sur la facture, ou de me joindre au [téléphone] si vous rencontrez une difficulté : un échéancier vaut mieux qu'un silence.
Sans nouvelles de votre part à cette date, je serai contraint de vous adresser une mise en demeure.
Cordialement,
[Prénom Nom] — [Entreprise]
Objet : Mise en demeure de payer — facture n° [numéro]
[Dénomination du client] — à l'attention de [Nom, fonction]
[Lieu], le [date]
Madame, Monsieur,
La facture n° [numéro] du [date], d'un montant de [montant] € TTC, correspondant à [nature de la prestation] réalisée le [date] à [adresse], était payable le [date d'échéance]. Elle demeure impayée malgré mes relances des [dates].
Par la présente, je vous mets en demeure de me régler, dans un délai de huit jours à compter de la réception de cette lettre, la somme de [total] €, soit : [montant] € au titre de la facture ; [montant des pénalités] € de pénalités de retard, calculées au taux de [taux] % l'an du [lendemain de l'échéance] au [date de la lettre], et qui continuent de courir jusqu'au paiement complet ; 40 € d'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, en application des articles L441-10 et D441-5 du code de commerce.
À défaut de règlement dans ce délai, je saisirai le tribunal compétent d'une requête en injonction de payer, sans autre avis.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
[Prénom Nom, qualité] — [Entreprise, SIRET]
Objet : Mise en demeure de payer — facture n° [numéro]
[Madame / Monsieur Prénom Nom] — [adresse]
[Lieu], le [date]
[Madame / Monsieur],
Le [date], je suis intervenu à votre demande au [adresse de l'intervention] pour [nature de la prestation], selon le devis n° [numéro] que vous avez signé le [date]. La facture n° [numéro] du [date], d'un montant de [montant] € TTC, payable le [date d'échéance], reste impayée malgré mes relances des [dates].
Par la présente, je vous mets en demeure de me régler la somme de [montant] € dans un délai de huit jours à compter de la réception de cette lettre. Cette lettre vaut mise en demeure au sens de l'article 1344 du code civil : elle fait courir les intérêts au taux légal jusqu'au paiement complet.
Si vous rencontrez une difficulté, contactez-moi au [téléphone] avant cette date : je préfère convenir d'un échéancier. À défaut de règlement ou d'accord, je demanderai au tribunal une injonction de payer.
Je vous prie d'agréer, [Madame / Monsieur], mes salutations distinguées.
[Prénom Nom] — [Entreprise, SIRET]
Si rien ne vient : l'injonction de payer et la procédure simplifiée
L'injonction de payer
C'est la voie ordinaire pour une facture. Service-public.gouv.fr en détaille les huit étapes ; retenez l'essentiel.
- Pour quelle créance ? Une créance née d'un contrat — votre facture —, certaine, d'un montant déterminé, arrivée à échéance et non prescrite. Il n'y a pas de plafond.
- Comment ? Par une requête écrite, sur un formulaire Cerfa, avec vos pièces : devis signé, bon d'intervention, facture, relances, mise en demeure. Vous pouvez la déposer vous-même.
- Où ? Au tribunal du domicile ou du siège de votre débiteur : tribunal judiciaire dans le cas général, tribunal de commerce pour une dette commerciale entre professionnels.
- Combien ? La requête est gratuite ; pour une créance commerciale, hors Alsace-Moselle, comptez 33,47 € de frais de greffe. S'y ajoutent les frais du commissaire de justice qui signifiera l'ordonnance.
- Et ensuite ? Le juge statue sans audience, sur votre seul dossier. S'il vous donne raison, vous devez faire signifier l'ordonnance à votre débiteur par un commissaire de justice : dans les trois mois pour une ordonnance rendue depuis le 1er septembre 2026 — c'était six mois auparavant —, faute de quoi elle tombe.
La procédure simplifiée, jusqu'à 5 000 €
Pour une créance qui ne dépasse pas 5 000 €, intérêts compris, un commissaire de justice peut inviter votre débiteur à régler l'affaire sans juge. Celui-ci a un mois pour répondre, et son silence vaut refus. S'il accepte, un accord sur le montant et l'échéancier doit être trouvé dans le mois suivant ; le commissaire de justice vous délivre alors un titre exécutoire, qui permet une saisie si l'accord n'est pas tenu. Les frais sont modestes : 14,92 € TTC pour le dépôt du dossier, 30,06 € TTC pour le titre. L'acceptation du débiteur suspend la prescription ; son refus vous renvoie vers le tribunal.
Les délais pour agir : deux ans contre un particulier
C'est le piège du dépannage. L'article L218-2 du code de la consommation tient en une phrase : l'action d'un professionnel contre un consommateur, pour les biens ou les services qu'il lui a fournis, se prescrit par deux ans — et le contrat ne peut pas allonger ce délai. Entre professionnels, les obligations nées du commerce se prescrivent par cinq ans. Une relance, même recommandée, n'arrête pas ce compte à rebours. Ce qui l'interrompt, d'après le code civil : une demande en justice, ou la reconnaissance de la dette par votre client — un écrit où il admet devoir la somme. L'acceptation de la procédure simplifiée, elle, le suspend. Une facture de particulier qui a dix-huit mois ne se relance plus : elle se porte devant le juge.
Prévenir vaut mieux que relancer
- Un devis signé avant de commencer, avec vos conditions de règlement : une échéance claire pour tous ; le taux des pénalités et l'indemnité de 40 € pour vos clients professionnels.
- Un acompte à la commande pour tout ce qui dépasse le dépannage, dans le respect du délai de sept jours chez un particulier.
- La facture le jour même. Une facture qui part trois semaines après l'intervention sera payée trois semaines plus tard — au mieux.
- Le règlement sur place quand c'est possible, et noté tout de suite, même partiel.
- Le dossier complet du premier coup pour les donneurs d'ordre : ordre de mission, rapport, photos, bon signé, facture.
La facture se crée depuis le dossier de l'intervention et part le jour même. Le règlement encaissé sur place — chèque, espèces, carte, virement — s'enregistre sur le téléphone, même partiel. Les factures impayées et les paiements partiels sont relancés, et chaque envoi est consigné dans un journal horodaté, utile le jour où il faut prouver que vous avez réclamé. Le rapprochement bancaire assisté vous montre ce qui est réellement arrivé sur le compte.
Voir les devis et factures dans ProwyserQuestions fréquentes
Peut-on facturer des pénalités de retard à un particulier ?
Pas celles du code de commerce : l'article L441-10 vise les professionnels en retard de paiement. Face à un particulier, ce sont les intérêts au taux légal qui s'appliquent, à compter de la mise en demeure.
L'indemnité de 40 € est-elle due pour chaque facture ?
Oui : elle s'applique à chaque facture payée après son échéance, une seule fois par facture et non par jour de retard. Elle est due même si le client a payé une partie de la somme, et elle n'est pas soumise à la TVA. Elle ne concerne que vos clients professionnels.
Faut-il une lettre recommandée pour mettre en demeure ?
Le code civil ne l'exige pas : il demande une sommation ou un acte portant interpellation suffisante. La lettre recommandée avec avis de réception est la façon la plus simple de prouver la date et le contenu de votre réclamation, ce qui compte si vous devez ensuite saisir le juge.
Combien de temps a-t-on pour réclamer une facture impayée ?
Deux ans contre un particulier, pour les biens et les services que vous lui avez fournis ; cinq ans pour les obligations nées du commerce entre professionnels. Une simple relance n'interrompt pas ce délai.
Quel taux de pénalités de retard indiquer sur ses factures en 2026 ?
Celui que vous choisissez, à condition qu'il ne soit pas inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal — soit 8,25 % au second semestre 2026. Si vous n'indiquez rien, le taux applicable est celui de la Banque centrale européenne majoré de dix points, soit 12,40 % au second semestre 2026. Ces taux changent chaque semestre.
Que risque un client professionnel qui paie en retard ?
Outre les pénalités et l'indemnité de 40 € qu'il vous doit, il s'expose à une amende administrative pour non-respect des délais de paiement : jusqu'à 75 000 € pour une personne physique et deux millions d'euros pour une société, doublés en cas de récidive dans les deux ans.
Puis-je facturer des frais de relance ou de rappel à un particulier ?
Non. Sans titre exécutoire, les frais de recouvrement restent à la charge du créancier, et une clause qui les met à la charge du client est réputée non écrite (code des procédures civiles d'exécution, article L111-8). Vous pouvez réclamer les intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure, puis, une fois un titre obtenu, les frais de l'exécution forcée. Entre professionnels, c'est l'indemnité forfaitaire de 40 € qui joue ce rôle.
Sources officielles
- Légifrance — code des procédures civiles d'exécution, article L111-8 : frais de recouvrement sans titre exécutoire à la charge du créancier (version en vigueur depuis le 19 mars 2014)
- Légifrance — code de commerce, article L441-10 : délais de paiement, pénalités de retard, indemnité forfaitaire (version en vigueur jusqu'au 1er janvier 2027 ; la suivante ne change qu'un renvoi)
- Légifrance — code de commerce, article D441-5 : indemnité forfaitaire de 40 €
- Légifrance — code de commerce, articles L441-10 à L441-16 : délais de paiement et sanctions administratives
- Légifrance — code civil, article 1231-6 : intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure
- Légifrance — code civil, article 1344 : la mise en demeure du débiteur
- Légifrance — code de la consommation, article L218-2 : prescription de deux ans
- Légifrance — code de commerce, article L110-4 : prescription de cinq ans
- Légifrance — code civil, articles 2240 à 2246 : ce qui interrompt la prescription
- Entreprendre.service-public.gouv.fr — délais de paiement entre professionnels et pénalités de retard : taux du second semestre 2026 (vérifié le 7 août 2026)
- Service-public.gouv.fr — calcul de l'intérêt légal : taux du second semestre 2026 (vérifié le 1er juillet 2026)
- Service-public.gouv.fr — injonction de payer et procédure simplifiée de recouvrement (vérifié le 1er septembre 2026)
Ce guide est une information générale, à jour à la date indiquée ; il ne remplace pas un conseil juridique. En cas de doute, reportez-vous aux textes cités.
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